Poser des limites permet d’exprimer ses besoins
On distingue 2 types de limites : les limites que l’on pose aux autres et les limites que l’on se pose (limites aidantes ou limites limitantes)

Une fois les limites posées aux autres, reste à les faire respecter et c’est là que cela pourrait se compliquer « l’homme est un loup pour l’homme » et lorsque les limites sont inexistantes cela laisse la place aux autres….
« la nature a horreur du vide ….et de l’absence de limites »

Je dirais que poser des limites à nos amis ou à notre famille peut être délicat mais bien argumenté, cela devrait être compris et accepté ; notre famille restera toujours notre famille et nos amis resteront nos amis (à condition qu’ils soient de vrais amis) et l’amour que nous somme sensés nous porter devrait permettre de faire passer et de comprendre le message ; en même temps poser des limites ce n’est pas non plus un crime !

Poser et gérer ses limites dans le domaine du travail, demande davantage de flexibilité….il faut trouver en soi la capacité à dire non et à la fois être en capacité de les faire bouger en cas de circonstances exceptionnelles (surcharge de travail, dossier en retard…) au risque de passer pour quelqu’un de psycho-rigide.
La dualité qui existe entre l’absolu nécessité de travailler et le besoin d’être respecté dans son intégrité et dans ses limites reste un choix cornélien surtout lorsque l’outre-passement de nos limites est pratiqué par une personne qui a le pouvoir ; ensuite c’est une affaire de choix et de conséquences à assumer.

Quoi qu’il en soit, il est toujours plus facile de poser des limites dès le départ de n’importe quelle relation que de les poser en cours de route, pour peu que l’on ait laissé les autres déposer les leurs un peu partout autour de nous, comme on marquerait un territoire, on peut vite se retrouver le « laissé pour compte ».

Pourquoi a-t’on du mal à poser des limites?
Besoin d’être aimé? peur de ne pas être estimé à sa juste valeur? peur d’être jugé?

C’est là ou est sensé intervenir la confiance en soi, l’affirmation de soi et les 1ers petits exercices à mettre en place dans notre nouvelle vie.
On peut  par des tests ou bien simplement dire NON à quelque chose que nous n’avons pas envie de faire et prendre conscience que passé la difficulté de dire NON, la difficulté suivante appartient à l’autre, celle d’accepter le NON et de savoir quoi en faire ;
En d’autres termes, « ce n’est plus mon problème, cela devient le tien » (à condition qu’on motive notre décision sans pour autant se justifier) « Non car je n’ai pas envie » pourrait alors suffire?

Poser des limites pour lâcher prise
Prendre conscience que notre univers et ce qui l’entoure ne dépend pas que de nous ; que nous avons la main sur nos actions mais pas sur celles des autres, que nous ne pouvons pas tout contrôler, que nous ne pouvons pas tout accepter, que nos valeurs ne peuvent être imposées aux autres et que nous avons des limites physiques qui lorsqu’elles lâchent peuvent faire des dégâts : la tête dit oui et le corps dit non

Se poser des limites c’est reconnaitre jusqu’où on peut et on veut aller
C’est d’abord être indulgent avec soi-même, c’est être à l’écoute de soi, c’est renoncer à son désir de maîtrise, c’est être dans le présent et non dans l’analyse de ce que cela aurait pu être ou de ce que cela pourrait être

Poser des limites c’est aussi informer l’autre des règles du jeu auxquels on joue : imaginons que 2 personnes jouent aux cartes , l’une joue à la belote et l’autre joue au rami, mais chacune pensant que l’autre joue au même jeu qu’elle….non seulement personne ne gagne mais cela ne peut être que successions d’incompréhension et d’interprétations …